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Véronique Vialis & Jonatan Ripoll

1, Chemin Saint Barthélémy

04210 Valensole

tel: 06.08.24.29.61 / 06.26.95.76.84

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LES TECHNIQUES DE LA CHAUX ET DU PLATRE
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TADELAKT

C'est un enduit à la chaux qui peut être aussi bien utilisé en intérieur qu'en extérieur. C'est l'enduit traditionnel des hammans et salles de bains des riads et des palais du Maroc. Il a la particularité  d'être "ferré" avec un galet de rivière et d'être traité au savon noir pour acquérir son aspect définitif. Il doit son succès à d'impressionnante qualités d'étanchéité à son aspect lisse et brillant et à sa texture d'une douceur incomparable. Mis en oeuvre à l'origine pour imperméabilisé des réservoir de Marrakech. Il a un aspect doux et fin avec des ondulations dues au travail du galet, il est étanche ce qui permet de l'utiliser également pour faire des baignoires et des lavabos et lui confère de grande capacités décoratives.

Le Tadelakt est généralement réaliser avec de la chaux de Marrakech, mais d'autre type de chaux peuvent également convenir. Certains puristes prétendent que celui ci ne sera plus vrai Tadelakt car la chaux aura été mélangé à d'autre produits et n'aura plus ses qualité écologiques originelles.

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Préparation

Quelques jours avant la pose de l'enduit, le revêtement (ici des briques de béton cellulaire) est recouvert d'une couche d'accroche composée de 1 vol. de chaux aérienne en poudre pour deux vol. de sable. Une fois sèche, et juste avant de poser l'enduit, cette couche rugueuse est recouverte d'un mélange d'eau et de colle cellulosique (colle à papier peint). L'intérêt : retarder la prise de la chaux sur des supports très absorbants comme le béton cellulaire ou la brique.

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Étape 1

La première couche du tadelakt, traditionnellement composée uniquement de chaux de Marrakech, est ici additionnée de sable fin à raison de 1 vol. de chaux de Marrakech pour 1 vol. de sable. Ce mélange est préparé quelques jours à l'avance, puis recouvert d'eau pour que la chaux en soit totalement imprégnée ; le mélange devient onctueux, homogène et il est plus facile à travailler. L'intérêt d'ajouter du sable pour cette première couche d'enduit est avant tout économique, la chaux de Marrakech coûte en moyenne 70 euros/25 kg, et, selon l'artisan, le rendu final est identique.

La première passe est déposée sur la couche d'accroche préalablement humidifiée au pulvérisateur. Le platoir et la truelle pour les endroits les plus délicats sont les outils qui permettent de déposer l'enduit en fine couche.

Elle est ensuite talochée avec une taloche en bois que chacun peut se fabriquer à partir d'un morceau de bois.

Mais attention, que du résineux pour ne pas retrouver des traces de tanins sur le bel enduit !

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Étape 2

Passée sur la première couche encore fraîche, la seconde couche du tadelakt est composée uniquement de chaux de Marrakech et de pigments (ici 15 % du poids en chaux). Elle aussi doit être préparée à l'avance avec de l'eau puis homogénéisée au malaxeur.

Cette couche est également talochée pour écraser les grains et faire légèrement ressortir la laitance de la chaux. On s'aperçoit que, dès le passage de la langue de chat ou une lisseuse permettent ensuite de ferrer l'enduit avec précision.

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enduit tadelakt et terre naturelle 666 VIALIS VERONIQUE

Étape 3

Enfin, étape finale de la mise en oeuvre, le passage du galet et du savon noir.  Le galet doit être passé lorsque la laitance ne se colle plus à lui. On commence par déposer au pinceau une fine couche de savon noir dilué puis, sur cette couche il passe le galet en formant des lignes plus ou moins droites s'approchant de la forme d'un 8 aplati. Un craquement souple de l'enduit (tel un son de pierre sur pierre) est plutôt bon signe au passage du galet.

L'enduit est terminé quand toute sa surface a un aspect dur et brillant.

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LE STUC MARBRE

STUC MARBRE 3

C'est l'imitation parfaite du marbre. Le secret de cette recette, bien gardé par les stucateurs, contribue  malheureusement à l'extinction pure et simple de cette superbe finition. Les peintres décorateurs imitent  bien le marbre en peinture, mais ils ne peuvent rivaliser avec ce stuc massif, aussi riche que le vrai marbre.
Développé par les Italiens au XVI e siècle, le stuc marbre se développa rapidement au XVII e siècle, principalement en Italie, Allemagne, Autriche. Son coût était inférieur à celui du véritable marbre et remplaçait certaines pièces impossibles à réaliser dans ce matériau. Avec cette technique, les stucateurs italiens imitèrent parfaitement les véritables marqueteries de pierre dure et de marbre. Ces marqueteries complexes (spagliola) sont, même pour un œil averti, difficiles à distinguer d'un véritable travail de marbrier. Au début du XVIII e siècle, les stucateurs réalisèrent de très grandes surfaces murales en stuc marbre ainsi que des éléments architecturaux complexes (colonnes, chapiteaux). Cette technique, en plein essor à l'époque baroque, s'éteignit doucement au début du siècle. L'industrialisation de l'exploitation du marbre fit chuter les prix et porta un coup fatal aux techniques de stucage, trop longues et trop coûteuses.


Les techniques des anciens. Rares sont les documents qui traitent des techniques anciennes des stucateurs. Le liant de base était le plâtre, mais les autres ingrédients variaient. Tout d'abord le plâtre utilisé était un plâtre d'albâtre très fin et très dur. Celui-ci était, la pllupart du temps, gâché à l'eau chaude, ce qui avait pour but de retarder la prise. On y ajoutait souvent de la chaux pour sa finesse et son temps de prise long. Certains stucateurs mettaient également de la chaux dans la colle pour améliorer sa conservation. La colle joue un rôle important. C'est un retardateur qui empêche le plâtre de «tirer » trop vite et donne un côté élastique à la pâte. Différentes colles ont été utilisées par les stucateurs.

On retrouve, suivant les périodes, de la gomme arabique, de la colle d'os, de la colle de peau.
Le sel d'alun était aussi très utilisé (plâtre aluné) ainsi que le borax qui, en badigeon, améliorait la dureté finale. L'ajout de poudre de marbre fine (impalpable) à la pâte à stuquer date des Romains et son utilisation n'a pas toujours été suivie au cours des différentes époques. La recoupe et le ponçage à la pierre ponce à l'eau sont obligatoires pour une belle finition (sept à huit ponçages successifs sont souvent nécessaires!). Toutes sortes de marbres étaient assez précisément imités. Les brèches et les cailloux du marbre étaient obtenus soit par l'introduction dans la pâte de morceaux de stuc colorés, soit par découpe dans le stuc et remplissage d'une nouvelle pâte colorée. Le polissage se faisait avec du grès pilé et une molette de pierre. Entre chaque polissage, un plâtre très liquide était appliqué comme bouche-pores. Le dernier poli était donné avec la pierre de touche, et le tout était ciré soit avec une cire d'abeille, soit avec une cire saponifiée.

Les anciens développaient également un stuc à la brosse. Cette technique consistait à appliquer de l'eau et des pigments avec une brosse sur un plâtre encore frais et à écraser le tout pour que le pigment pénètre l'enduit. Des veines de marbre apparaissaient, créant le trompe-l'œil.

Outillages et matériaux
L'outillage est très spécifique. Il vous faut une truelle de stucateur à bout carré, des bistouris de sculpteur et des ciseaux à bois pour la marqueterie, une berthelet, un surform ou un chemin de fer pour la recoupe. Traditionnellement, les stucateurs utilisent des pierres à poncer de différents grains et des pierres dures pour polir le mortier (pierre de touche, pierre noire, serpentine). La cale à poncer munie de papier de verre très fin (400, 600,  1000) est utilisée uniquement avec de l'eau. Pour obtenir un poli encore plus parfait, il faut se procurer en Italie  car malheureusement elle est introuvable en France une truelle triangulaire à semelle très lourde en laiton ou en inox. Pour faire tous les mélanges de couleurs, installez une table devant la surface à stuquer. Tous les pigments peuvent être utilisés en fortes proportions. Il est possible de travailler jusqu'à dix couleurs différentes. L'épaisseur de ce stuc est d'au moins 1 cm, ce qui nécessite une grande quantité de plâtre (compter environ 40 kg pour 3 m²). Utilisez un plâtre de moulage ou un plâtre très fin de staffeur. Un peu de chaux aérienne est utile ainsi que de la colle d'os.  

STUC MARBRE 11 — Mise en oeuvre
Commencez par préparer votre eau encollée. Pour 1 I d'eau, versez 10 g de colle d'os en perles. Pour bien dissoudre la colle d'os, préparez-la avec de l'eau chaude, et remuez bien le tout jusqu'à dilution complète. Cette eau encollée vous servira pour la préparation du plâtre. Comme tout produit à base de colle animale, sa conservation est de courte durée (24 heures), mais quelques grammes de chaux aérienne vous permettront de la conserver plusieurs jours.
Sur une grande table, versez le plâtre et ouvrez un « cratère « au milieu comme le font les maçons pour la préparation de mortier. Versez l'eau encollée dans ce creux.
2 — Mélangez avec la truelle jusqu'à l'obtention d'une pâte onctueuse. Ce malaxage se fait souvent à la truelle de stucateur. La main restée libre permet alors de pétrir la pâte comme un boulanger. Mettez de côté un gros pain de ce plâtre encollé. Il vous servira plus tard pour créer des dégradés de tons.
3 — Préparez la quantité de pigments que vous désirez, suivant la coloration à obtenir, et introduisez ceux-ci dans le plâtre encollé. Un long malaxage est de nouveau nécessaire pour obtenir une pâte bien homogène (si vous devez répéter une même coloration, n'oubliez pas de peser pigment et plâtre lors du mélange initial).

STUC MARBRE 24 — Préparation des pains colorés
Travaillez d'abord la couleur générale du stuc en y apportant quelques nuances. Pour cela découpez un pain (de la taille d'un pain au chocolat) de plâtre non teinté que vous aurez laissé de côté et incorporez-le à votre plâtre teinté. Malaxez bien le tout, coupez un nouveau pain et mettez-le de côté. Renouvelez cette opération jusqu'à épuisement du plâtre non teinté. À ce stade du travail, vous devez avoir devant vous une succession de pains colorés en dégradé de couleur.
Vous pouvez encore affiner ce travail en reprenant deux pains colorés, en les coupant en deux pour constituer un nouveau pain et obtenir ainsi une teinte intermédiaire. Nettoyez régulièrement la table avec une éponge et de l'eau car il est indispensable d'avoir un plan de travail propre.
5 — Il faut ensuite assécher les pains. Jetez du plâtre en poudre sur la table (comme vous le feriez avec de la farine pour une pâte à tarte) et malaxez les pains jusqu'à ce qu'ils soient fermes. Tapez bien les pains pour les affermir.

STUC MARBRE 2 BIS6 et 7 — Il s'agit maintenant de créer des veinages dans les pains. Ce travail varie suivant le marbre à imiter. Préparez un peu du pigment qui servira à figurer les veines. Mouillez-le avec de l'eau encollée. Prenez ensuite les différents pains colorés, superposez-les et pressez-les.

STUC MARBRE 48 — Coupez une tranche avec un grand couteau. Trempez alors le flanc de la tranche dans le mélange pigment/colle et recollez le morceau.
Coupez de nouveau une tranche d'environ 1 cm dans le sens opposé de la première coupe, ce qui mettra en évidence la « veine colorée ».
9 — Appliquez cette galette sur le support à décorer en l'écrasant avec la truelle pour bien la coller. Recommencez l'opération avec d'autres « tranches veinées, jusqu'à recouvrement complet de votre surface. L'aspect du stuc, une fois jeté sur le support, est toujours affreux ! Ce n'est qu'une fois recoupé que votre travail ressortira. Tout l'art du stucateur consiste à « maîtriser » le travail des veines et des marbrures effectuées pour l'imitation d'un marbre précis. Une certaine partie de ce travail reste malgré tout aléatoire.

STUC MARBRE 510— L a recoupe se fait au chemin de fer plusieurs heures après le travail car la colle retarde énormément le temps de prise. La recoupe permet de reprendre la planéité générale, de dresser la surface, et surtout de faire apparaître votre travail. Les griffes laissées par le chemin de fer seront reprises à la berthelet pour retrouver une surface lisse.
11— Il faut attendre le lendemain pour le ponçage. Commencez à poncer à l'eau avec du papier de verre à grain moyen (150) pour continuer avec du papier de plus en plus fin (400, 600 et même 1000). La cale à poncer est indispensable pour garder la planéité. En général, un jus de plâtre, c'est à dire un plâtre très liquide, est appliqué au pinceau entre chaque ponçage pour reboucher les légères imperfections de surface.
Le fini parfait est obtenu après l'application d'une cire mixte carnauba/abeille, et un lustrage quelques heures plus tard.

 

STUC JAUNE RIPOLL JONATAN

SECRETS DES COULEURS

Le Bleu appelle les radiation de l'hydrogène, le Jaune celles de l'azote, le Rouge celles de l'oxygène .
Si nous manquons d'hydrogène nous porterons du Bleu, nous éviterons le Jaune si nous avons trop d'azote, et nous nous abstiendrons de porter du Rouge si nous débordons d'oxygène.
Alors ! Sans y prendre garde, le faible incorporera les radiations bleues le fort les radiations rouges.
Pour l'un comme pour l'autre cet excès crée le déséquilibre oscillatoire des fonction vitales.
Manque d'énergie chez le premier, pléthore énergétique chez le second
Voici un passage d'une communication faite par le Docteur Allendy qui semble confirmer ce qui précède:
''Les substances chimiques se porte tout naturellement vers l'organe qui, normalement, en contient le plus:
La chaux vers les os.

L'iode vers la thyroïde et les glanglions lymphatiques.

Le soufre vers la peau.
Le fer vers le foie .

L'azote vers les reins qui éliminent les produits azotés.


LE BLEU est à radiations vitalogènes.....anesthesiantes et chromophagocytaires
LE JAUNE est à radiations compensatrices.....vitalisantes
LE ROUGE est à radiations énergetiques.....calorigènes
LE VIOLET est à radiations essentiellement psychiques
LE VERT est à radiations calmantes.....pertubatrices et dépolarisantes
L'ORANGE est à radiations corporo-psychiques.....équilibrante
L'INDIGO  est à radiations vitalo-psychiques.....vitaminantes
LE NOIR  est à radiations hyperacidifiantes
LE GRIS  est à radiations intoxiquant
LE BLANC  est à radiations d'ordre chromoleucocytaire et alcalinisantes
LES RAYONS X  est à radiations hypercalcifiantes
LES ULTRA VIOLETS est à radiations calcifiantes
LES INFRA ROUGE est à radiations d'ordre chromoblastique
Le mauve correspond à la spiritualité, à l'occulisme
Le blanc à l'obtimisme, la joie, la douceur, la pureté, la vie
Le violet à la tristesse
L'indigo à la dévotion ,et à la générosité
Bleu saturé à une nature gaie et joyeuse.
Bleu tendre à la sénilité,à l'insouciance, à l'enfance
Le vert bleu à l'altruisme
Le vert vif à une nature superficielle
Le vert gris à la jalousie
Le jaune serin à la nonchalance
L'orangé à la santé équilibré, à la tranquillité, à la réflexion
Le rouge clair à la vigueur
Le rouge vif à un caractère irritable, autoritaire
Le rouge foncé à la sensualité
Le pourpre rouge à l'hystérie charnelle
Le pourpre pur à la solennité
Le pourpre violet à l'hystérie mentale
Le marron à la satisfaction
Le marron clair à la gravité
Le brun à l'égoïsme
Le brun vert à la rancune, la malveillance
Le noir au pessimisme, à la mélancolie, à la mort
Le gris sale à la peur

comptoir sgraffitoSGRAFITO VILAFRANCA VERONIQUE VIALIS

Sgraffito Vilafranca Espagne

Règles générales sur les enduits gros, moyens ou fins


La température requise pour l'application d'un enduit varie de 5 °C minimum à 30 °C maximum (donc éviter le plein soleil : un enduit qui sèche trop rapidement sera moins solide !).
Avant d'exécuter une nouvelle couche d'enduit il faut toujours attendre que la précédente ait fait sa prise. Un enduit a fait sa prise quand il s'est durci et qu'il est devenu assez résistant pour supporter de nouvelles applications. Le temps de prise peut être de quelques minutes à quelques heures. Ce temps est variable selon les conditions atmosphériques et la porosité du support.

Notre truc : la prise est faite quand une pression du doigt ne laisse aucune trace !
À chaque fois que nous passons plusieurs couches d'enduits, les unes sur les autres, il faut toujours être légèrement dégressif en proportion de liant (la chaux).

Une règle : ne jamais mettre un enduit fort en liant sur un enduit faible, car fort sur faible risquerait un décollement de l'enduit. Toutefois, quand nous réduisons la granulométrie et l'épaisseur de l'enduit pour arriver aux enduits fins, nous pouvons augmenter la proportion de chaux : plus le granulat est fin, plus nous avons besoin de chaux pour assembler les grains, assurer une solidité et une bonne carbonisation de la couche finale.
Un enduit doit toujours être bien serré, à l'aide d'une truelle ou d'une lisseuse, lors de l'application, afin de le rendre bien compact avec le moins de vide possible.

Différents enduits
Le gros enduit
Un gros enduit s'applique sur un support avec beaucoup de relief (mur de pierres apparentes, etc.) : il aplanira la surface tout en l'isolant. Il sera donc souvent épais (granulométrie élevée) sachant qu'une passe ne doit pas dépasser 5 cm d'épaisseur maximale !
Le support, qui peut être soit de la roche, des murs en pierre ou en terre, de la brique, un grillage inoxydable pour assurer l'accroche, doit être propre, solide et mouillé à saturation la veille.
Pour les gros enduits, nous avons la possibilité d'utiliser la chaux aérienne, la chaux hydraulique ou les deux mélangées appelées enduit bâtard.
Entre chaque passage d'enduit, il faut attendre de 5 à 15 jours en fonction des conditions atmosphériques pour la chaux aérienne.
Gobetis : la première application obligatoire est appelée couche d'accrochage ou gobetis.
Elle est forte en liant, ce qui lui permet de bien adhérer au support et de servir de couche d'accroche pour la suivante.
Le mélange d'un gobetis peut être de :
2 volumes de sable + 2 volumes de chaux ou 2 volumes de sable + 1,5 volume de chaux
ou 2 volumes de sable + 1 volume de chaux (volumes suivant la solidité du support)
+ de l'eau jusqu'à consistance d'une crème liquide.
Le gobetis est le seul enduit qui s'applique assez liquide. Il se projette de façon à bien écrasser et coller sur le relief de la paroi, sans avoir d'épaisseur.
Corps d'enduit ou deuxième couche :
Elle s'applique après la prise du gobetis et sera moins forte en liant (chaux) : consistance d'une crème très épaisse, sans trop d'eau. Le corps d'enduit peut être appliqué de différentes façons : à la truelle, à la lisseuse.
Le mélange d'un corps d'enduit peut être 2,5 volumes de sable + 1 volume de chaux
3 volumes de sable + 1 volume de chaux 3,5 volumes de sable + 1 volume de chaux
4 volumes de sable + 1 volume de chaux + eau jusqu'à consistance désirée
Une troisième couche peut être appliquée si nécessaire, en réduisant légèrement la proportion de liant. Cette dernière couche du gros enduit doit avoir une surface bien plane et granuleuse pour que les couches finales s'y accrochent bien. Pour obtenir cette accroche il faut talocher l'enduit ou bien passer la brosse métallique, une fois qu'il a fait sa prise.
Les enduits de finition simples
Ils peuvent être gros, moyens ou fins, selon le résultat désiré. Ils peuvent être ou non colorés dans la masse avec des pigments. Leur fabrication est identique à celle des enduits gros.
Les mélanges peuvent être :
3 volumes de sable + 1 volume de chaux 2,5 volumes de sable + 1 volume de chaux 2 volumes de sable + 1 volume de chaux 1,5 volume de sable + 1 volume de chaux 1 volume de sable + 1 volume de chaux
+ de l'eau (toujours consistance d'une crème très épaisse)
Les couches précédentes nous donnent les dosages à suivre. Toutefois, si elles sont plus minces (entre 0,1 mm et 5 mm), augmenter légèrement la proportion de chaux.
Le support devra toujours être granuleux afin d'assurer une bonne accroche. Si l'enduit est ancien, s'assurer de sa bonne solidité mécanique et de sa propreté. Le mouiller la veille. Si l'enduit est frais, il faut s'assurer qu'il a fait sa prise.
L'application se fait à la truelle ou à la lisseuse.
La finition pourra être lisse ou granuleuse :
- pour la finition granuleuse, après que l'enduit ait un peu tiré, nous pouvons passer la taloche mousse pour mettre les grains en évidence ;
- pour la solution brossée, laisser tirer complètement l'enduit et se servir de la brosse métallique;
- pour la finition lissée, laisser tirer un peu l'enduit, puis le serrer à l'aide d'une lisseuse ou d'une langue de chat.
Enduits de finition colorés dans la masse
La coloration d'un enduit peut être obtenue avec des sables colorés. L'autre façon de colorer un enduit est de lui ajouter des pigments au moment de sa préparation : ces derniers seront mélangés avec quelques gouttes de savon liquide et de l'eau jusqu'à consistance d'un sirop. La quantité de pigments est toujours proportionnée à la chaux.
Le pigment est considéré comme une charge fine, sa quantité reste donc limitée car trop de fines dans un enduit nuit à sa bonne tenue et favorise le faïençage.

Le D.T.U (norme imposée aux artisans) préconise 3 % maximum de pigment par rapport au poids du liant (chaux).
Il arrive de dépasser ces pourcentages et d'obtenir de bons résultats mais il faut, de préférence, faire des essais auparavant.
Faire des échantillons et les sécher avec un sèche-cheveux.
Ne pas oublier que la chaux est un liant de couleur blanche. Cette couleur disparaît en grande partie à l'humidité et reprend sa force lorsqu'elle est sèche, en tenir compte pour le choix de la couleur.
Rappelons que certaines parties de l'enduit peuvent faire apparaître des « auréoles » ou « fantômes » dus à la différence de porosité du support, souvent ces écarts de couleur sont harmonieux et même parfois recherchés.
Il est préférable de travailler avec des pigments naturels principalement sur les enduits de façade : ils s'intègrent très bien au paysage. Personnellement, toutes les réalisations que j'ai été amené à voir, à base de pigments artificiels n'étaient pas très esthétiques, mais il est vrai qu'avec une bonne connaissance de la manipulation des couleurs, nous pouvons obtenir de beaux résultats.

LES BADIGEONS À LA CHAUX AÉRIENNE

C'est le plus économique. Il possède des qualités hygiéniques (désinfectant), ce qui le fait employer dans des milieux humides et dans les pays chauds, sans avoir de problème de moisissures. Il a une meilleure tenue aux intempéries que les badigeons à la colle. Quand il est appliqué sur des mortiers de chaux, il fait corps avec ces derniers pour ne faire qu'un. Il s'applique aussi bien en extérieur qu'en intérieur.
Il est particulièrement apprécié pour son rendu décoratif qui est d'un velouté exceptionnel, propre à la chaux.
C'est la technique qui demande le moins de contraintes et s'applique sur tous les supports.
Le badigeon de chaux aérienne autorise un choix important de réalisations.


Le lait de chaux:
C'est un badigeon très dilué, avec une forte quantité d'eau. Il peut être coloré avec des pigments et adjuvanté d'un fixateur.Une fois appliqué, il est plus ou moins translucide suivant la quantité d'eau.


Le badigeon de chaux simple:
Le plus utilisé est celui que l'on applique tous les ans sur les façades pour les rafraîchir, dans la cuisine pour donner un coup de propre, dans une étable, une cave, un garage... Son mélange est, comme son nom l'indique, simple. Il suffit de prendre de la chaux, des pigments si nous voulons de la couleur, de l'eau et du fixateur si nécessaire.


Le badigeon amélioré:
Nous allons soigner sa fabrication en lui ajoutant d'autres ingrédients tels que le talc, le savon liquide, la caséine et nous le tamiserons, ce qui nous permettra de réaliser des travaux fins. Nous pouvons exécuter de la peinture décorative : des nuagés, des marbrés, des patines,
des frises, des panoramiques. Avec le badigeon, nous pouvons donner un aspect « fresque ».


Le badigeon en matière:
Nous allons donner de l'épaisseur en réduisant la quantité d'eau, la consistance sera entre le stuc et le badigeon, assez épais afin qu'il puisse toujours se passer à la brosse (à choisir selon l'effet désiré).


Ingrédients utilisés pour les badigeons:
- la chaux aérienne en poudre ou en pâte (liant),
- les pigments, colorants (charge),
- la craie (charge),
- le talc (charge pour donner de l'onctuosité et du glissant),le savon liquide (agent mouillant),
- la caséine (lubrifiant),
- l'eau (diluant),
- les gommes (agglutinants et fixateurs),
- la cire saponifiée (donne un satiné et du glissant).


Couleurs des badigeons:
La coloration des badigeons se fait avec des pigments appropriés.
Préparation du sirop:
Mélanger dans un peu d'eau les pigments avec quelques gouttes de savon liquide, puis tamiser pour supprimer tous les grumeaux.
Ajouter le tout à la chaux délayée dans un peu d'eau.
Certains pigments sont réfractaires à l'eau : il faut les mélanger avec le savon liquide, remuer, ajouter l'eau. Le sirop se fera plus facilement.
Pour la bonne tenue d'un badigeon sur un fond ouvert (et sans fixateur), il faut respecter un certain pourcentage de pigments :
- oxydes naturels 25 % du poids de la chaux ;
- oxydes artificiels et autres pigments artificiels 5 à 15 % du poids de la chaux selon les pigments.
Il est vrai que ces dosages ne sont pas faciles à maîtriser de façon rigoureuse, principalement avec les pigments artificiels, qui ont tous des pourcentages de saturation différents. Le taux d'humidité des supports peut intervenir également.


Le diluant:
L'eau est le diluant du badigeon. Elle donne la qualité à celui-ci. Selon sa quantité nous aurons un lait de chaux, un badigeon ou un badigeon en matière, la quantité d'eau sera déterminée par le résultat souhaité. Elle peut aller jusqu'à 20 fois le volume de la chaux
lorsque l'on réalise un lait de chaux pour une patine très légère.


Les outils:
Un malaxeur sur une perceuse, un récipient pour mesurer, des petits seaux, une balance, des grands contenants pour le mélange (les poubelles de 100 litres vont très bien), des éponges, des brosses, des spatules, des chiffons.


Techniques pour l'application:
À fresque (a fresco) : le badigeon est appliqué sur un enduit frais, quand sa prise est faite l'enduit de chaux avec un sable 0/1 mm
À sec (a secco) : sur un support ouvert, humidifier à saturation la veille.
Sur un support fermé, utiliser des fixateurs.


Préparation du badigeon:
Dans un récipient, mettre un peu d'eau avec une pointe de savon liquide, puis ajouter la chaux tout en malaxant afin d'obtenir une pâte liquide. Incorporer ensuite le fixateur si nécessaire, les charges si besoin (craie, talc). Enfin la coloration avec le pigment délayé en sirop, toujours en malaxant. Pendant toutes ces opérations, si la quantité d'eau mise au départ est insuffisante, nous en rajoutons de sorte que le mélange se fasse d'une façon bien homogène et jusqu'à obtention de la consistance voulue (crème liquide). Bien malaxer le tout et terminer par un tamisage.
Il est préférable de préparer vos badigeons la veille. Ils se gardent bien et il ne faut donc pas hésiter à fabriquer, en une seule fois, tous les badigeons dont nous aurons besoin sur le chantier.Pendant l'application, remuer souvent et régulièrement à cause du phénomène de sédimentation (dépôt).


Le lait de chaux:
1 volume de chaux
+ pigments selon la couleur + 10 volumes d'eau
+ savon liquide
Utilité d'un lait de chaux : uniformiser des encadrements de pierre disparates tout en leur laissant leur texture naturelle, donner une patine à des pierres, des enduits ou des badigeons à l'aspect trop neuf ou trop plat, ou encore donner un peu de vie et de lumière aux boiseries trop foncées en leur laissant la texture du bois.
Nous pouvons passer plusieurs couches si nécessaire mais il faut toujours laisser sécher entre chacunes d'elles.
Les supports les fonds ouverts bien humidifier la veille; les fonds fermés ajouter du fixateur.
L'application se fait à la brosse : brosse pouce, brosse à badigeon, et brosse à pocher si l'on veut supprimer les traces de brosse.


Le badigeon simple:
1 volume de chaux
+ 2 volumes d'eau
+ savon
+ pigments selon la couleur + fixateur si besoin
La quantité d'eau n'est donnée qu'à titre indicatif, elle peut varier selon l'épaisseur souhaitée du badigeon.
Nous pourrions aussi l'appeler badigeon rustique car c'est celui qui va donner un coup de propre dans un garage, une cave humide, un atelier, une cabane de jardin. Bien souvent nous repassons une nouvelle couche chaque année. Son intérêt est d'être très économique et grâce à
son caractère antiseptique il peut être appliqué dans des milieux humides sans problème.


Les supports :
Pour les fonds ouverts, humidifier la veille (si deux couches, la première sera plus diluée) ; pour les fonds fermés, ajouter un fixateur.
L'application se fait à la brosse : brosse pouce, brosse à badigeon et également au pulvérisateur. Étant donné que le travail est rustique, cela nous permet cette utilisation mais il faut un tamisage assez fin et rajouter un peu d'eau.


Le badigeon amélioré:
1 volume de chaux
• 2 volumes d'eau
• talc (5 à 10 % du poids de la chaux)
• pigment suivant la couleur
• caséine (2 % du poids de la chaux)
• quelques gouttes de savon liquide
• fixateur si nécessaire
Nous pouvons, avec ce badigeon, réaliser des travaux décoratifs et artistiques. Nous aurions pu y ajouter un peu de cire saponifiée pour améliorer le glissant et éventuellement lustrer le badigeon une fois sec. Nous pouvons aussi ajouter un peu de gomme arabique ou adragante pour donner une meilleure tenue au badigeon dans la proportion de 0 à 5 % du poids de la chaux.


Les supports : comme le badigeon simple.
L'application est multiple :
- peindre d'un ton uni une pièce avec un minimum de deux couches, les croiser et éventuellement pocher à la brosse ;
- réaliser un nuagé : préparer deux badigeons de teintes différentes et appliquer les deux couleurs de manière inégale sur le mur et avec un spalter, mélanger les deux tons ensemble puis pocher. Toute cette opération se réalise dans le frais ;
- réaliser un marbré : le marbré peut être très léger, dans l'esprit d'une patine comme il peut être plus marqué et représenter aussi un marbre décoratif.


EXEMPLE
II faut déterminer le nombre de teintes
- un badigeon ocre jaune,
- un badigeon ocre jaune + ocre rouge,
- un badigeon terre verte.
Nous ébauchons notre marbré avec l'ocre jaune, puis nous venons par dessus avec l'ocre jaune + l'ocre rouge, en appuyant quelques veines.
Le travail est adouci avec le spalter et la brosse à pocher. Laisser tirer et revenir par endroits très légèrement avec la terre verte en adoucissant.
Le badigeon en matière
craie (20 % de la chaux)
talc (10 % de la chaux)
pigment suivant la couleur (20 % de la chaux)
soit 50 % du mélange + 50 % de chaux en pâte
+ éventuellement caséine (2 % de la chaux)
+ fixateur si besoin
Si l'on veut intensifier la couleur et ajouter du pigment, diminuer en proportion la craie.
Les réalisations obtenues avec ce badigeon sont en relief. Il nous offre autant de possibilités que votre imagination peut en concevoir.
Il s'applique sur tous les supports, excepté sur les supports souples étant donné que nous sommes en épaisseur. La craie évite le faïençage.

Réalisation d'un badigeon en matière de couleur ocre rouge
Les supports :
- support ouvert : bien humidifier et passer une couche de badigeon normal, laisser tirer et appliquer le badigeon en matière.

- support fermé : humidifier légèrement avec le fixateur choisi et passer le badigeon en matière.
L'application : appliquer le badigeon généreusement à l'aide d'une brosse à badigeon afin que celle-ci laisse des traînées. Le sens d'application doit être très irrégulier de manière à éviter un côté trop mécanique, et laisser sécher. Puis passer un lait de chaux vert amande et laisser sécher à nouveau. Quand le badigeon est bien sec, prendre un papier de verre moyen et poncer le tout. Le ponçage se fait à vue, le but n'étant pas d'aplanir la surface. Ensuite, un bon lavage à l'eau claire sera nécessaire pour enlever la poussière. Pour donner plus de vie à la matière, nous allons passer une couche de cire saponifiée puis la serrer avec une langue de chat.
Le résultat est très vivant; les surfaces en relief rouge sont très brillantes et les creux, à la fois rouge et vert amande, restent très veloutés.

Réalisation d'un badigeon en matière, finition spatulée
La composition est la même que celle du badigeon en matière précédent et la proportion de pigments sera fonction de la teinte souhaitée.
Pour cet exemple, nous préparons deux couleurs et réalisons une harmonie en camaïeu, un jaune pâle légèrement citronné et un jaune d'or.
Les supports préparation des fonds comme le précédent.
L'application prendre des grosses brosses pouces et appliquer les badigeons en matière comme si on réalisait un nuagé, en intercalant les effets de teintes, en mélangeant les couleurs entre elles et en les appliquant pures. Donner des coups de brosses de manière accidentelle.
Laisser au badigeon le temps de faire sa prise et prendre des spatules à stuc, de l'eau savonneuse, une éponge. Écraser légèrement la matière afin de ne pas enlever le relief, mais simplement l'adoucir comme si nous avions passé un léger coup de papier de verre. Laisser sécher.
Ensuite comme pour le badigeon en matière, passer un lait de chaux de couleur différente, plus claire ou plus foncée pour accentuer le relief de la matière et pratiquement en même temps, avec une éponge humide et de l'eau claire, laver le lait de chaux afin de le conserver uniquement dans les creux. Pour un essuyage efficace, terminer avec un chiffon de coton bien sec, en essuyant énergiquement les reliefs.
Si nous avons ajouté de la cire saponifiée dans le badigeon en matière, nous obtenons, avec le frottement du chiffon, un certain lustre.
Pour donner un peu plus de patine, passer un léger coup de papier de verre.


Nous avons abordé deux exemples de badigeon en matière, dont les possibilités sont très nombreuses en ce qui concerne les couleurs, les outils (peigne à faux bois, éponge, chiffon, plastique, certaines brosses...) et le coup de main, mais les compositions et les principes de bases restent les mêmes. Il est difficile d'obtenir des couleurs vives avec un badigeon. Une solution est de réaliser un glacis à la caséine, préparée à l'ammoniaque. L'appliquer en dernière couche sur le badigeon, avec une finition pochée ou chiffonnée.

RECETTES PATINES ET GLACIS

Glacis pour une peinture murale
Préparation : mettre dans un seau
1 volume d'huile de lin ;
2 volumes d'essence de térébenthine ou de white-spirit ;
puis ajouter la couleur en pâte jusqu'à obtention de la consistance désirée. Si nous utilisons des couleurs en tube achetées dans le commerce, il faut alors leur ajouter un siccatif.
Afin de réaliser une bonne peinture à l'huile, il est préférable de l'exécuter sur un fond maigre. Les anciens faisaient d'abord une ébauche a tempera et terminaient à l'huile, ce qui est une bonne technique.


ATTENTION Il faut toujours appliquer un matériau gras sur un support maigre et jamais l'inverse.


Enduit gras décoratif
Nous pouvons réaliser des enduits colorés à l'huile comme nous le faisons pour les stucs.
Composition
huile de lin cuite : 20 % liant + huile de lin crue : 80 %
+ siccatif
pigment : 70 %
• craie : 20 % charge
• talc : 10 %
Mélanger le liant à la charge jusqu'à obtention d'une pâte épaisse, crémeuse et homogène. On doit toujours appliquer cet enduit sur un support maigre à la façon d'une dernière passe de stuc, avec toutes les nuances de couleur.


Enduit maigre décoratif
Composition : pratiquement la même que celle de l'enduit gras.
Seul le liant change :
huile de lin crue : 40 % liant
+ essence de térébenthine : 60 % siccatif
pigment : 70 %
• craie : 20 % charge
• talc : 10 %
Le mélange est, lui aussi, presque semblable à celui de l'enduit gras en étant toutefois plus mat et moins dur.


Préparation de la peinture à l'huile sur bois en extérieurs
C'est une peinture de protection.
Pour les impressions, nous disposons de deux catégories de peinture : les peintures maigres et les peintures grasses.


Les peintures maigres
Destinées aux bois tendres, elles sont constituées de blanc de zinc additionné d'un peu d'huile de lin, et surtout de l'essence de térébenthine. On leur ajoute également un siccatif.


Les peintures grasses
Destinées aux bois durs, elles comportent beaucoup plus d'huile, peu d'essence de térébenthine et un siccatif.
Nous pouvons réaliser des enduits de rebouchage sur bois, en extérieur. Leur composition est la même que celle d'un enduit gras décoratif. Le pigment utilisé est le blanc de zinc ou de titane.

LES CIRES NATURELLES D'ABEILLE ET CARNAUBA

Les cires peuvent entrer dans la composition des peintures et des vernis, mais en faibles proportions.
Elles sont également des peintures et des enduits à la cire.
Dans l'antiquité, elles ont joué un rôle important en qualité de liant principal des pigments.
Leur usage est toujours apprécié pour leur aspect ciré car elles apportent un film plus mat que les vernis.
La cire d'abeille (animale) et la cire carnauba (végétale) sont celles les plus employées en peinture.
Ce sont deux cires de propriétés très proches.
Le point de fusion de la cire d'abeille est à 62 °C, alors que celui de la cire carnauba est à 82 °C.
Afin de les utiliser en peinture, elles sont blanchies au soleil.
La particularité de ces cires naturelles est de pouvoir être saponifiées (après transformation avec une base ammoniaque, elles seront miscibles avec un diluant à l'eau). Elles présentent les caractéristiques de s'étaler par frottements et de briller légèrement par lustrage.
Ces cires peuvent remplacer un vernis sur une peinture et donner aussi un lustre sur les bois naturels.
Elles sont solubles dans les essences et à chaud.
Elles sont faciles d'emploi, mais présentent un inconvénient : Lorsqu'une cire est appliquée sur un mur, nous ne pouvons plus apposer d'autre peinture car la cire est un produit qui durcit, mais ne sèche jamais.
La seule solution est de décaper la cire avec un produit décirant.
La plus utilisée des deux est la cire d'abeille : additionnée de cire carnauba ou d'un peu de résine dammar, ou d'un peu d'huile de lin, elle acquiert de la dureté.


SAPONIFICATION DE LA CIRE
Ingrédients
Pour 1 litre d'eau :
- 100 à 130 grammes de cire d'abeille blanche pure
- 40 grammes de carbonate d'ammonium.
Mélange
Sur une plaque électrique, porter 1 litre d'eau à ébullition dans un très grand récipient, le mélange eau + cire + ammoniaque = grande effervescence.
Ajouter la cire blanche pure en remuant à l'aide d'un fouet. Verser ensuite goutte à goutte le carbonate d'ammonium, préalablement dissout dans un peu d'eau afin de produire l'effervescence.
Maintenir l'ébullition jusqu'à ce que l'effervescence s'arrête tout en continuant de remuer.
Enfin, laisser refroidir la préparation sans cesser de la mélanger. Pour gagner du temps,
on peut disposer la casserole sur un lit de glaçons.
La cire saponifiée obtenue se présente sous la forme d'un liquide à l'aspect laiteux et de consistance crémeuse.
Elle se conserve indéfiniment.
On peut mélanger la cire saponifiée à toutes les préparation aqueuses (acrylique, vinylique, tempera, chaux, gommes, colles, caséine...).


CIRE LIQUIDE
Ingrédients
- 100 grammes de cire blanche en paillettes ou en copeaux;
- 1 litre d'essence de térébenthine.
Préparation
Laisser dissoudre la cire dans l'essence de térébenthine au minimum pendant 24 heures.
Cette cire liquide va nous servir à cirer un meuble, un décor en peinture. Il ne faut pas une concentration plus forte qui pourrait laisser des surépaisseurs, il est préférable de passer deux couches.


CIRE EN PÂTE
Ingrédients
- 1 kg de cire blanche en paillette ou en copeau
- 1 litre d'essence de térébenthine.
Préparation
Laisser reposer la cire dans l'essence de térébenthine ou dans le white-spirit pendant trois jours afin que la cire soit complètement diluée. Nous pouvons réduire ce temps en la chauffant au bain-marie.


ATTENTION DANGER : SOLVANT ET CHALEUR


PRÉPARATION DES COULEURS
Nous allons mélanger le pigment à la cire qui est le liant. La proportion de liant sera fonction de la nature du pigment de la même façon qu'à l'huile.
Disposer le pigment sur une plaque de verre et ajouter de la cire en pâte. Malaxer longuement avec des spatules afin d'obtenir une pâte épaisse. Lorsque le mélange est bien homogène, nous pouvons le conditionner dans des petits pots de verre, fermés hermétiquement. Ce mélange peut être enrichi d'une résine, d'une huile ou d'un peu de cire carnauba : ces adjuvants doivent être ajoutés à la cire avant d'incorporer les pigments.
Quelques recettes de cire enrichie
Cire d'abeille en pâte 80 grammes
Cire carnauba 20 grammes
Cire d'abeille en pâte 85 grammes
Résine dammar 15 grammes
Cire d'abeille en pâte 75 grammes
Résine dammar 20 grammes
Térébenthine de Venise 5 grammes ou résine élémi
Cire d'abeille en pâte 70 grammes
Résine dammar 20 grammes
Huile cuite 10 grammes
Avec la préparation des couleurs, nous avons trois possibilités :
- utiliser cette préparation telle quelle pour effectuer des enduits
- pour une peinture artistique : fabriquer des pâtes de différentes couleurs, les déposer sur une palette et travailler avec un diluant ;
- mélanger cette préparation à un glacis pour effectuer un décor mural.


Enduit à la cire
Il s'applique de la même manière qu'un stuc et avec les mêmes outils. Nous avons les mêmes possibilités pour le mélange des couleurs, mais les superpositions seront moins faciles à exécuter.
Supports pour l'enduit à la cire : les murs en plâtre, en placo, en chaux, en ciment... le bois, et en général des supports rigides, qui doivent être mats et légèrement granuleux.
NOTA Toujours passer une couche d'impression de peinture blanche avant d'appliquer l'enduit.


Peinture à la cire
Appliquer les pâtes de couleur sur une palette. Dans un godet, mettre un mélange composé de 30 % de cire et 70 % d'essence de térébenthine pour diluer les couleurs et dans un autre, de l'essence de térébenthine pure pour nettoyer les pinceaux en cours d'exécution.
Avant d'effectuer les superpositions, s'assurer que les couches du dessous ont durci. C'est un ouvrage assez difficile à réaliser, il faut avoir un geste rapide afin d'éviter de détremper les premières couches (la cire ne sèche jamais !).
Il ne faut employer que des brosses et non des pinceaux, trop souples pour cette technique.


Glacis à la cire
1/3 de cire ;
2/3 d'essence de térébenthine.
Prendre la pâte de couleur, la mélanger au glacis.
La concentration de la pâte dans ce dernier sera en fonction de la transparence désirée.

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